Dans le cadre de la lutte contre l’un des défis sécuritaires majeurs en Afrique de l’Ouest, la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC), la Guinée a franchi une nouvelle étape. Le 4 février, le ministère de la Défense nationale a reçu un appui significatif de ses partenaires, notamment la CEDEAO et la Coopération allemande à travers le Centre international de Bonn pour l’étude des conflits (BICC).
Selon le ministère de la défense nationale, cet appui est constitué de machines et de kits de marquage d’armes, destinés à améliorer le contrôle, la traçabilité et la gestion des armes légères et de petit calibre conformément aux normes prévues par la Convention de la CEDEAO. L’objectif est de renforcer les capacités nationales en matière de prévention de la circulation illicite et de sécurisation des stocks d’armes étatiques.
Structure d’exécution de cette politique, la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des ALPC (ComNAT-ALPC) entend faire un usage rigoureux de ces équipements pour assurer une gestion plus efficiente des arsenaux des forces de défense et de sécurité.
Selon plusieurs enquêtes menées dans la sous-région, la porosité des frontières, le trafic transfrontalier et le détournement d’armes issues des arsenaux nationaux constituent les principales sources d’approvisionnement des groupes armés non étatiques.
Présidant la cérémonie de remise au BQG, le directeur de cabinet du ministère de la Défense nationale a salué cette initiative, qu’il a qualifiée de contribution majeure à la consolidation de la paix et de la sécurité nationale et sous-régionale.
Dans un contexte où l’Afrique subsaharienne demeure l’une des zones les plus touchées par l’insécurité, le banditisme et le trafic illicite d’armes, le contrôle efficace des ALPC reste aujourd’hui une condition essentielle pour garantir la stabilité et la souveraineté des États
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