En passant le témoin au nouveau ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kairaba Kaba, le ministre sortant a énuméré les projets réalisés et ceux en cours sous son magistère, avant d’inviter son successeur à poursuivre le chantier engagé.
Le désormais ancien garde des Sceaux a cité, entre autres, la mise en place du Bureau d’entraide pénale internationale, l’organisation des Journées nationales des symboles de l’État et la dotation du département du Sceau de la République, comblant ainsi un vide existant depuis 1958. Il a également évoqué le renforcement des capacités des magistrats et autres acteurs judiciaires, le recrutement par concours de 100 magistrats et 100 greffiers, suivis de leur affectation, ainsi que l’opérationnalisation du système de gestion numérisée du casier judiciaire central.
À cela s’ajoutent l’achèvement et l’équipement de la maison centrale de Coyah, ainsi que le lancement et la poursuite des travaux de construction de la maison centrale de Yoropoguiya à Dubréka, d’une capacité d’accueil de 3 000 détenus.
Pour sa part, le ministre entrant, Ibrahima Sory II Tounkara, a déclaré que « face à ces défis, son action s’articulera autour de cinq engagements structurants » : une politique pénale responsable, le respect strict des délais légaux, la réduction raisonnée de la détention provisoire, la promotion effective des alternatives à l’incarcération, la lutte contre le surpeuplement carcéral et l’amélioration des conditions de détention.
Il a aussi mis l’accent sur la modernisation de la gestion pénitentiaire, la formation comme levier de transformation, la valorisation de l’éthique et de la déontologie, la protection effective des libertés fondamentales, l’accès équitable à la justice, ainsi que la prévention des violations des droits de l’homme.
« Dans le domaine des droits de l’homme, nous savons tous que la justice guinéenne, à tort ou à raison, est décriée et cataloguée. Il nous revient, à nous les acteurs, d’inverser cette tendance afin d’instaurer une véritable justice respectueuse des droits de l’homme », a conclu Ibrahima Sory II Tounkara.
tabala.info














