Alors que les audiences criminelles ont été lancées à Boké, plusieurs dossiers, notamment des affaires de viol, étaient inscrits ce vendredi au rôle du tribunal. Seize présumés criminels ont comparu devant la juridiction.
Sur les quinze affaires en cours, près de 80 % concernent des cas de viol. Une situation jugée alarmante par le procureur de la République près la cour d’appel de Boké, Amadou Diallo, qui appelle à une analyse approfondie des causes de cette recrudescence.
Pour le procureur, la seule répression ne suffit pas. Il plaide pour une étude sociologique afin de comprendre les racines du phénomène dans sa juridiction.
« Je m’interroge sur la recrudescence du viol à Boké alors que la loi permet à l’homme comme à la femme, dès qu’ils ont l’âge, de se marier. Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que parfois ce sont des hommes mariés qui se livrent à ces pratiques ignobles, horribles et crapuleuses », a dénoncé le magistrat.
Amadou Diallo estime ainsi qu’« une étude sociologique s’avère indispensable à Boké pour connaître les motivations profondes de ces violeurs présumés ». Il assure que les poursuites seront menées avec la plus grande rigueur, conformément à la loi, et que les auteurs de ces actes feront face à des condamnations sévères.
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