Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Bogola Haba, s’est livré à une sortie politique sur la fin de la transition et la formation du futur gouvernement. Entre émotion, fierté et appel à l’élégance républicaine, il estime qu’il est temps de « laisser le président choisir ses hommes pour les sept prochaines années ».
Revenant sur son parcours, Bogola rappelle qu’il avait été emprisonné en juillet 2021 pour avoir publiquement affirmé que la solution à la crise guinéenne passerait par les forces de défense et de sécurité. « J’ai passé plus de 50 jours en prison pour cette position. À l’époque, la classe politique avait montré ses limites. Il fallait un arbitre, et cet arbitre, c’étaient les forces de défense », soutient-il.
Aujourd’hui, le ministre se dit pleinement satisfait du choix qu’il a fait. « J’ai soutenu la transition, j’ai soutenu l’homme. Et Dieu a permis que cela se termine par une investiture dans un stade de football, avec un président très populaire et un peuple satisfait du bilan. C’est pour cela que je dis que je suis l’homme le plus heureux », confie-t-il.
Bogola Haba rappelle également qu’il n’a intégré le gouvernement qu’à partir du troisième cabinet de la transition, en mars 2024, sous la Primature d’Amadou Oury Bah. « Je n’ai pas cherché la popularité. J’ai pris des décisions difficiles, avec la jeunesse comme avec le monde du sport. Je n’ai jamais travaillé pour plaire, mais pour agir », affirme-t-il.
Pour lui, la page de la transition est définitivement tournée. « Une transition est une période d’exception. Maintenant, nous entrons dans un mandat constitutionnel de sept ans avec des défis plus grands, notamment l’indépendance économique. Le président a besoin d’avoir la main libre pour bâtir son équipe », insiste-t-il.
Même si la loi ne contraint pas formellement le gouvernement à démissionner, Bogola estime que cela relève de l’élégance politique. « Ce gouvernement avait une mission précise : conduire la transition. Cette mission est accomplie. Il faut maintenant permettre au président de choisir librement ceux qui l’accompagneront dans ce nouveau cycle », dit-il.
Le ministre en profite pour remercier le président Mamadi Doumbouya, le Premier ministre, ses collègues du gouvernement, sa famille et la presse. « L’objectif pour lequel je suis rentré en Guinée est atteint : voir le président prêter serment. Le reste, ce sera du bonus », conclut-il.
Avant de clore, Bogola Haba lance un message clair :
« Les sept prochaines années sont entre les mains du président Doumbouya. Ceux qui entreront dans le nouveau gouvernement auront tout mon soutien. Bogola reste Bogola. Je suis heureux, et j’assume mon bilan. »
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