En annonçant plusieurs initiatives au sein de son département pour mieux servir les citoyens, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile met l’accent sur la décentralisation des services, notamment ceux liés aux documents administratifs, à l’intérieur du pays.
Selon lui, le passeport, la carte nationale d’identité, les visas ou encore les titres de séjour relèvent des attributions fondamentales de son ministère à travers la Direction générale de la police. Mais au-delà de leur dimension administrative, ces documents constituent avant tout un service public.
« Le service public obéit à trois principes essentiels : l’égalité, la continuité et la mutabilité. Qu’on soit à Lola ou à Koundara, chacun doit pouvoir bénéficier du même service. Aujourd’hui, quelqu’un qui est à Lola n’a plus besoin de venir à Conakry pour obtenir un passeport. Il peut se rendre à Nzérékoré », explique Bachir Diallo.
Mieux encore, pour les zones reculées, des équipes mobiles seront déployées. « Lorsqu’il y a une cinquantaine de personnes à Lola qui ont besoin de passeports, nous pouvons envoyer une équipe sur place pour les enrôler. Ils recevront leurs documents sans se déplacer », a assuré le ministre.
Cette innovation sera appliquée particulièrement dans le cadre du prochain pèlerinage à La Mecque.
« À travers cette réforme, nous n’aurons plus nos parents et grands-parents, ces vieillards et vieilles qui se trimballent depuis l’intérieur du pays pour passer un ou deux mois à Conakry avant de rejoindre les lieux saints. Cette année, tout se fera à l’intérieur, sauf pour les citoyens de la capitale », a-t-il souligné.
Le deuxième principe évoqué est celui de la continuité. Il ne doit y avoir aucune rupture dans la délivrance des services de police. Quant au troisième, celui de la mutabilité, il impose une adaptation permanente aux évolutions technologiques. « Aujourd’hui, les technologies sont incontournables. Il faut arriver à un stade où l’on obtient son passeport sans perdre des heures dans les files d’attente », a-t-il indiqué.
Désormais, que ce soit à Boké, Mamou, Labé, Kankan, Nzérékoré ou Faranah, les citoyens peuvent faire établir leurs passeports sur place. Une réforme que le ministre qualifie de « fondamentale » pour rapprocher l’administration des populations.
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