Alors que les adversaires politiques de Mamadi Doumbouya l’accusent d’avoir volontairement écarté plusieurs figures majeures de l’opposition pour faciliter sa victoire à la présidentielle du 28 décembre dernier, le porte-parole du gouvernement rejette ces allégations. Pour Ousmane Gaoual Diallo, l’élection du candidat du GMD repose avant tout sur son bilan.
« Le Président n’a pas été élu sur des slogans, mais sur des réalisations concrètes », affirme-t-il. Selon lui, les Guinéens ont sanctionné positivement les efforts consentis ces quatre dernières années, notamment l’amélioration des conditions de vie, la revalorisation substantielle des salaires, les recrutements massifs dans la fonction publique — plus de 20 000 jeunes intégrés, une première depuis les années 1980 — ainsi que les avancées en matière d’infrastructures. « Plus de 2 500 kilomètres de routes ont été construits en quatre ans, et l’électricité est devenue plus stable, ce qui n’était pas le cas au cours des dix à quinze dernières années », souligne-t-il.
Pour le ministre, il est donc « très prétentieux de penser que le Président a été élu uniquement parce que certains candidats n’étaient pas en lice ». Il estime que l’absence de figures emblématiques de l’opposition aurait pu se ressentir si leurs bastions traditionnels n’avaient pas enregistré une forte mobilisation.
« Dans les zones considérées comme des fiefs de l’UFDG, plus de 80% des membres de la direction nationale de ce parti ont pris part au processus, soit en faveur du Président Doumbouya, soit en soutien à d’autres candidats comme Yéro Baldé », explique Ousmane Gaoual Diallo. À ses yeux, cette forte participation, tout comme la mobilisation des militants, traduit « une adhésion massive » au scrutin.
Invité de RFI, le porte-parole du gouvernement conclut qu’« il n’y a pas eu de refus de participer au processus électoral », affirmant que cette dynamique dépasse les clivages politiques traditionnels et témoigne d’un soutien élargi
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