Au cours de l’atelier de présentation et de l’amendement de l’avant-projet des politiques nationales foncières, ce jeudi, le ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire chargé de la récupération des domaines spoliés de l’Etat a déploré l’état caduque des documents normatifs du foncier en Guinée.
« Après notre nomination à la tête du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement des Territoires, en charge de la récupération des domaines spoliés de l’Etat, nous avons établi un diagnostic institutionnel du fonctionnement du ministère et du service public qui est mis à la disposition des citoyens. C’est à la suite de ce processus que nous nous sommes rendus compte que dans les cours et les tribunaux de notre pays, plus de 70% des dossiers pendants par devant ces magistrats se reposent essentiellement sur les questions foncières », se souvient Mory Condé.
Mais, déplore-t-il « sauf que réserver la question foncière spécifiquement au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement des Territoires ou à un autre secteur, c’est déplacer le problème, mais ce n’est pas de le régler. Les plus récents documents normatifs dans le secteur foncier de notre pays datent de 1992 ».
En 1992, souligne le ministre Condé « des jeunes qui sont nés en 1992, aujourd’hui certains sont directeurs nationaux adjoints au ministère de l’Habitat, d’autres sont directeurs communaux ou directeurs préfectoraux des services de l’Habitat dans les préfectures. Donc c’est de vous dire combien de fois ces documents-là sont devenus caduques. Donc ça ne se repose plus sur les aspirations et aussi sur la gouvernance actuelle. Et ce n’est plus en conformité également avec les textes de loi qui gouvernent notre pays ».
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